Triton Roadster 450
Triton Roadster 450 : Le Triton à sensations
Cylindrée : 447 cm3
Puissance maxi : 20 ch
Alimentation : carburateur
Mise en route : démarreur électrique
Embrayage : par câble
Boîte : 5 rapports + M.A.
Transmission finale : chaine
Suspension av. : double triangles; ar. : bras oscillant, monoamortisseur réglable
Frein av. : disques; ar. : disque
Pneu av. : 165x70-10; ar. : 225x40-10
Réservoir essence : 14 litres
Longueur : 1825 mm
Poids à sec : 200 kg
Empattement : 1270 mm
Garde au sol : mm
Homologation :
Coloris :
Marche arrière
Tableau de bord digital
Jauge à essence
Totaliseur total
Totaliseur partiel
Bumper avant
Freins de parking
Démarreur électrique
Nerf bar
Starter manuel
Bouchon réservoir sur charnière
Bouchon réservoir à clé
Suspensions réglables à bonbonnes séparées
Disque arrière pétale
TRITON
Motana-France
Parc Technologique, 10 av. Ampère
78180 _ Montigny le Bretonneux
Tel : 01 30 14 70 70
Fax : 01 30 14 70 55
Discipline phare au début des années 90, le Superquader consistait à transformer un quad de cross en dévoreur d’asphalte dans le but de s’affronter sur des pistes mixtes terre/bitume. Si le phénomène est sensiblement retombé au début du 21ème siècle, ce type de machine continue de faire rêver bon nombre de pratiquants. Les marques l’ont bien compris et quelques constructeurs à l’instar de Cectek ou TGB proposent des quads routiers homologués civilisés qui s’éloignent quelque peu du concept originel. Avec sa boîte de vitesse manuelle, son châssis typé enduro et sa conception plus « artisanale », le Roadster 450 nous propose une approche plus radicale.
Plein les yeux
Déjà séduisant en version tout terrain, le Triton 450 se transforme en véritable Casanova des villes en mode Superquadeur. Racé, musculeux, agressif…Le Roadster jouit d’un incroyable charisme visuel. Littéralement posé au ras du sol sur ses splendides jantes de 10 pouces, ses pneus larges et ses amortisseurs courts, le bellâtre à tout du dévoreur de bitume. L’ensemble est magnifié par quelques détails bien sentis à l’instar du bumper chromé orné du logo de la marque, du châssis rouge résolument racing ou du placage en simili carbone sur le nez de l’engin et les rétroviseurs. Taillé pour le sport et la performance, le Triton bénéficié également de nerf bars de compétition, d’une ligne d’échappement de toute beauté et d’un large guidon réglable. Sacrifiant la praticité sur l’autel de l’efficacité, le Roadster 450 propose tout de même une prise 12 volts, un tableau de bord digital minimaliste intégrant jauge à essence et odomètre ainsi qu’un frein de parking à main gauche plutôt disgracieux. D’ailleurs, certains détails de finition viennent quelque peu gâcher la fête. On pense notamment aux fils électriques pas toujours bien dissimulés ou aux soudures parfois grossières. Pour le reste, le Triton nous a scotché au propre comme au figuré.Glue 3 pour asphalte
Malgré un guidon placé bas pour privilégié l’attaque, l’ergonomie du Triton Roadster 450 se veut assez naturelle avec des commandes qui tombent bien sous les mains et sous les pieds…Oui car le Triton est équipé d’une boîte de vitesse à cinq rapport et vous obligera donc à jouer du sélecteur. Cette dernière se montre précise et franchement indispensable sur une machine de ce type. Un variateur offre effectivement plein d’avantage mais passer les rapports à la volée et faire tomber deux vitesses en entrée de courbe est un plaisir que l’on ne remplacera jamais sur ce type de véhicule. Inconvénient du système, la marche arrière n’est pas des plus aisées à enclencher et je vous conseille de bien vous entraîner pour ne pas être obligé de descendre de la machine au premier obstacle venu. Dès les premiers mètres, le Triton nous surprend par sa réactivité, le châssis large ne grève en rien la maniabilité qui se montre particulièrement nerveuse. Prudence donc sur les premiers kilomètres car derrière son apparente facilité, le Roadster ne s’apprivoise pas en quelques coups de gâchette. La moindre pression sur les poignées vous jette à la corde du virage et le premier nid de poule avaler vous remonte au centuple au guidon. Vous l’aurez compris, le 450 vous fait vivre la route en live et c’est ça qui est bon. Le deuxième effet « glisse cool » intervient au premier virage pris à grande vitesse. Tel un scalpel, le quad fend la trajectoire avec une précision chirurgicale. Littéralement scotché au sol, le châssis ne bouge pas d’un iota grâce notamment au suspensions à gaz réglables à bonbonne séparée particulièrement efficaces à défaut d’être confortables. J’entrevois alors la sortie de courbe, j’enfonce la gâchette… Et la déception me gagne.Bridage frustrant
Effectivement avec une telle partie cycle, n’importe quel utilisateur fantasmerait à l’idée de ressortir en légère glisse pour épater la galerie. Malheureusement, notre version d’essai bridée selon la législation en vigueur se montre un peu rabat-joie. Pour avoir essayer le 450 enduro sur terrain privé, je peux vous affirmer que le monocylindre quatre temps à refroidissement liquide et carburateur se montre nettement plus généreux une fois libéré. Ici, nous retrouvons la souplesse et le coffre de ce bouilleur mais les montées en régimes sont sacrément calmées et empêchent les belles dérives. Certes avec un bon coup de « cul » ou un bitume un peu humide, il est possible d’effectuer quelques belles dérives mais il faut alors forcer le trait et ce qui s’avère légèrement frustrant à la longue. Toujours est il que pour les aficionados de belles trajectoires et de passages rapides en virage, le Triton est intraitable et peu de véhicules roulants pourront lui tenir la dragée haute dans ce domaine.| Look dément Tenue de route irréprochable Agilité Souplesse moteur |
| Quelques détails de finition Passage en marche arrière Bridage castrateur |
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
9/10
9/10
6/10
Vitesse maxi :
nc

