Goes G625ie SL
Le Goes G625ie SL testé et approuvé en terre tibétaine
Cylindrée : 594 cm3
Puissance maxi : 38 ch
Alimentation : Injection
Mise en route : démarreur électrique ou lanceur
Embrayage : automatique
Boîte : gamme courte, longue, marche arr
Transmission finale : cardan 4x4 debrayable
Suspension av. : double triangle superposé; ar. : amortisseurs indépendants
Frein av. : 2 disques; ar. : 1 disque
Pneu av. : 25X8-12; ar. : 25x10-12
Réservoir essence : 17,7 litres
Longueur : 2300 mm
Poids à sec : 352 kg
Empattement : 1490 mm
Garde au sol : 275 mm
Homologation :
Coloris : Gris, Blanc
Marche arrière
Tableau de bord digital complet
Commande deux/quatre roues motrices
Blocage du différentiel
Totalisateur total
Totalisateur partiel
Jauge à essence
Compte-tours
Warning
Voyant transmission
Suspensions indépendantes
Triangulation alu
Prise 12 volts
Démarreur électrique
Lanceur manuel
Treuil électrique
Protège-mains
Marchepieds rehaussés (châssis long)
Boule d’attelage
Suspensions à gaz réglables en précharge
Dossier passager
GD France SAS
105 Boulevard de Chanzy
BatD - 4ème étage
93100 - Montreuil
tel : 01 48 67 12 60
www.goeseurope.com
Destination surprise
Une fois arrivé à Shanghai, nous ne connaissons pas encore notre destination finale. En effet, Goes tenait à garder le secret jusqu’au bout, et nous étions bien de nous douter l’ampleur de la chance qui allait nous être offerte. Mais avant, le staff tient à nous faire rencontrer Mr Lai (président de CF Moto, entreprise créée en 1989). Assis autour d’une table, il se prête gentiment au jeu des questions/réponses, et après environ 1 heure d’échanges, Ghislain Guiot (Directeur Général de Goes France) prend la parole pour nous annoncer enfin notre destination finale, le verdict tombe : le Tibet ! incroyable, invraisemblable, grandiose, les qualificatifs ne manquent pas et pourtant la réalité est là !
Un peu d’histoire
Nous arrivons à Lhasa, point de départ de cette aventure extraordinaire après 4h30 de vols depuis Shanghai. La superficie varie de 1 221 600 km2 pour la région autonome du Tibet à 2 500 000 km2 pour le Tibet historique. L’actuelle région autonome compte à sa périphérie orientale et méridionale des subdivisions administratives incorporées dans les provinces limitrophes du Qinghai, du Sichuan, du Gansu et du Yunnan. La capitale Lhasa recensait en 2007 122 261 habitants. Dans les années 2000, la ville met en avant la nature des matériaux de construction et l’insalubrité des maisons. Culminant à un peu plus de 3000 mètres d’altitude, Lhasa abrite notamment le célèbre Potala Palace. L’ancienne demeure du dalaî-lama, devenu un haut lieu touristique, mesure 400 mètres d’est en ouest et 350 mètres du nord au sud et compte 380 marches. Cependant, cette région du monde demeure encore trop peu méconnue car le contexte politique ne favorise pas la présence de touristes étrangers.Regard sur le G 625 ie SL
Dès notre arrivée à l’hôtel, nous devons acclimater notre métabolisme à la vie en altitude, une belle opportunité pour faire connaissance avec ce nouveau grand cru. Le G 625 ie SL attends patiemment notre expertise. Esthétiquement, la série limitée ne présente aucune différence par rapport au modèle standard. Son gabarit imposant impressionne toujours autant et la qualité de finition demeure au rendez-vous. Tout comme son frère, le 625 SL dispose d’un châssis long et d’un châssis court, mais la première différence se situe au niveau des jantes : en effet, le diamètre des jantes en aluminium passe de 12 à 14 pouces accentuant le côté massif de l’engin. Le G 625 ie SL profite toujoursd’une dotation conséquente en matière d’équipement de série : le "quadripode" européen s’octroie un treuil électrique, deux vastes superficies de rangement à l’avant et à l’arrière, d’une boule d’attelage et de deux prises 12 volts. L’instrumentation de bord à lecture digitale comporte un tachymètre, un compte-tours, deux totalisateurs (kilométriques et partiels), une jauge de carburant, une horloge et un indicateur de transmission (court, long, ainsi que la marche arrière et une position ‘’neutral’’). Le comodo gauche commande les warning, les clignotants, le klaxon et le bouton actionnant le treuil. A droite, on retrouve le frein de parking et le changement de mode de transmission. Sous la selle, un petit coffre permet le logement de sangles. Au chapitre des nouveautés, le bouchon de réservoir s’ouvre désormais au moyen d’une clé et un jeu de grilles de protections (rouge ou noire) masque la vue sur le moteur. Une retouche très appréciable augmentant de quelques degrés supplémentaires le niveau de finition.Transmission revue
La motorisation du G625ie SL n’évolue guère. Le bloc 594 cm3, développant 38 chevaux, s’alimente toujours via un système d’injection et dispose de deux mises en route (électrique ou lanceur). Goes a seulement modifié la transmission en faisant appel au service d’un matériel CVT produit par la société canadienne CVTEC. L’an dernier, le 625 avait prouvé son endurance et sa fiabilité générale dans un parcours technique (Dune de sable, piste rocailleuse et cassante) avec un thermomètre avoisinant les 40 degrés. Cette année, la mécanique mais aussi les pilotes ont dû affronter l’altitude.Paysages grandioses
Le bus nous emmène sur le premier des trois camps de base qui nous serviront de point de départ et d’arrivée de notre découverte du Tibet. Parfaitement alignés, le 625 ie SL attendent patiemment, les sacs sanglés sur le porte-paquet avant, l’injection siffle et les moteurs peuvent enfin s’exprimer pour une randonnée d’environ 80 km. L’aventure commence par la traversée de petits villages typiquement tibétains à une allure réduite pour ne pas perturber la vie des habitants médusés de voir passer une horde de quad. Les pistes roulantes et peu piégeuses nous permettent de profiter du panorama splendide et de porter attention à d’éventuels Yaks susceptibles de traverser la piste à tout moment. Le parcours nous mène au village abritant le monastère de Tsubu où notre arrivée a provoqué une effervescence. Les enfants, s’approchant spontanément découvrir nos engins et échanger quelques sourires. Notre GPS annonce une altitude de 4300 mètres, autant dire que l’oxygène se fait rare. A l’intérieur du monastère, des moines étaient en prière et le silence de rigueur pour ne pas perturber la tradition.Le lendemain, le staff Goes annonce une montée en puissance et l’intensité physique monte d’un cran. Au programme, 200 km pour une altitude équivalente à la veille : la diversité du terrain permet de mieux apprécier les qualités dynamiques du 625 ie SL. Réglée un petit trop ferme, la suspension est toutefois réglable par l’intermédiaire de valves permettant d’ajuster la pression interne d’azote de chaque amortisseur. Malgré l’altitude, la puissance est bien présente. Le plus frappant a été de découvrir un paysage extrêmement varié où en l’espace de quelques kilomètres, les montagnes laissent la place à des dunes de sable, digne du désert marocain. Un petit arrêt rafraîchissement s’impose et nous poursuivons notre route vers le monastère de Samye. Entre temps, les kilomètres défilent et les lacets à travers la montagne offrent une vue panoramique absolument splendide sur Lhasa River en premier plan, de l’herbe de prairie en second plan et les montagnes enneigées en toile de fonds. L’étroitesse de la piste et les parpaings en béton délimitant le précipice incite à la prudence. Enfin, nous arrivons devant le monastère de Samye, considéré comme le plus ancien du pays. Sous une bâche, des moines effectuent un rituel dans un bruit assourdissant. Le retour vers notre camp de base s’effectue par le même parcours. Une bonne occasion de s’arrêter dans un village et de remarquer (une nouvelle fois) l’attroupement provoqué par notre présence. Les tibétains vêtus de tuniques traditionnels accourent vers nous et n’hésitent pas à prendre place à bord des G625 ie SL.
Dernier jour
Troisième et dernier jour au cœur de la civilisation tibétaine, une journée synonyme d’apothéose pour les machines mais aussi pour les pilotes. Le staff prodigue ses recommandations car la randonnée va nous conduire à une altitude de 5300 mètres. A cette hauteur, le mal des montagnes peut se manifester et il convient d’être attentif en adoptant une conduite responsable. Ménager les hommes et les machines voilà le mot d’ordre de cette journée : la randonnée démarre une nouvelle fois par la traversée de village (toujours à allure réduite) avant de pousser la gâchette des gaz. Notre montée se passe sans encombre via des pistes poussiéreuses et roulantes. Le G 625 ie SL continue de nous propulser vers le sommet sans montrer la moindre faiblesse. L’électronique a parfaitement fonctionné. Encerclée par les montagnes, la piste offre un dénivelé de plus en plus marqué avant un ultime effort vers le sommet. La pancarte annonce 5300 mètres et notre GPS affiche 29° 53’ 60’ N/90°43’ 12’ E. L’air se fait quasiment inexistante, et rien que le fait de faire quelques pas demande un surplus d’énergie. Alors que certains poussent les limites de leur organisme à la limite du raisonnable, d’autres entament la descente vers le camp de base, fatigués mais heureux.| Equipements pléthoriques Esthétique Moteur fiable Gabarit |
| Largeur de selle Léger surcoût |
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
8/10
8/10
9/10
Vitesse maxi :
nc
Beau look, mais si trialisant à la longue ????????????

