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Essai
mis en ligne le : samedi 28 août 2010

Yamaha Grizzly 550

Le Yamaha Grizzly 550 prend une autre direction

Texte : David | Photos : Didier | Vidéo : DMV Com
Garantie et Prix
- 1 an pièces et main d'oeuvre
- 7999 €
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Fiche technique
Moteur : monocylindre 4T, refroidi par eau, simple ACT, 4 soupapes
Cylindrée : 558 cm3
Puissance maxi : 20 ch
Alimentation : Injection
Mise en route : démarreur électrique
Embrayage : automatique
Boîte :
Transmission finale : cardan 4x4 debrayable
Suspension av. : double triangulation; ar. : Indépendantes
Frein av. : Disques; ar. :
Pneu av. : AT 25 x 8-12; ar. : AT 25 x 10-12
Réservoir essence : 20 litres
Longueur : 2065 mm
Poids à sec : 272 kg
Empattement : 1250 mm
Garde au sol : mm
Homologation :
Coloris : Vert
Equipement de série
Gamme courte/longue
Marche arrière
4 roues motrices débrayables
Blocage différentiel
Rangement aile avant
Amortisseurs indépendants
Tableau de bord digital
Jauge à essence
Horloge
Odomètre
Voyant blocage différentiel
Voyant 4 roues motrices
Voyant rapport engagé
Warning
Override
Frein de parking
Porte-bagage arrière
Porte bagage avant
Démarreur électrique
Prise 12 volts
Importateur / Distributeur
YAMAHA
Yamaha Motor France,
ZA les Béthunes, 5 avenue du Fief
95310 - Saint Ouen l’Aumône
Tel : 01 34 30 31 00
Fax : 01 34 30 32 78
www.yamaha-motor.fr
Concurents
ADLY 600 Xce Country
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Deux ans après la sortie du 550 Grizzly, Yamaha lance une version « light » de son baroudeur star en lui retirant son système de direction assistée. Plus attractif mais moins hi-tech, l’ours Nippon conserve tout de même son formidable moteur et son châssis très bien suspendu. Des qualités intrinsèques qui font rapidement oublier l’absence d’aide au pilotage.
En 2008, le groupe Yamaha eut la brillante idée de sortir un 550 full option équipé notamment de suspensions indépendantes, d’un blocage de différentiel et surtout d’une direction assistée directement inspirée de son grand frère le 700 Grizzly. Bien leur en a pris puisque ce modèle est devenu en deux ans le best-seller de la firme aux trois diapasons. Désireux d’attirer une nouvelle clientèle moins aisée et de marcher sur les plates-bandes de la concurrence Taiwanaise, le constructeur Japonais a décidé d’amputer son modèle star de sa direction assistée pour rendre son Grizzly plus attractif. Si le pari est réussi au niveau du porte-monnaie de l’utilisateur, qu’en est-il sur le terrain ?

La patte d’un grand constructeur

Esthétiquement, cette version ne se différencie pas de son homologue équipé de la direction assistée. On retrouve donc une ligne douce faite de courbes arrondies qui rappellent plutôt un gentil nounours qu’un effroyable Grizzly. La finition générale est de qualité malgré certains éléments d’homologation un peu cheap. Si l’aide électrique disparaît, les autres fonctions sont intégralement conservées à l’instar du système « on command » deux ou quatre roues motrices avec blocage du différentiel ou encore la technologie override pour profiter de la pleine puissance du moteur en marche arrière. Le châssis est toujours muni d’amortisseurs indépendants à double triangle et de quatre freins à disque à commande hydraulique.
La transmission automatique « ultramatic » est évidemment de la partie pour sélectionner la gamme courte ou longue, la marche arrière, le neutral ou la position parking. La transmission finale s’effectue quant à elle via un solide cardan.
Côté équipement, le Grizzly s’en tire toujours aussi bien grâce à la présence d’un porte-paquets à l’avant comme à l’arrière, d’un solide bumper, d’un profond rangement sur l’aile droite et d’un tableau de bord digital complet (jauge essence, horloge, odomètre…).

Un moteur au poil

Le cœur du Grizzly est également identique à son faux jumeau et adopte donc un nouveau vilebrequin pour un fonctionnement progressif et une nouvelle culasse avec bougie à culot long. Le monocylindre 4 temps 4 soupapes refroidi par eau du Yamahe cube 558 cc et profite d’injecteurs à 12 orifices pour améliorer la combustion et réduire la consommation. Cette technologie lisse le comportement du moteur et évite les baisses de rendement provoquées par l’altitude ou les changements climatiques par exemple. Une fois en action, l’injection fonctionne effectivement à plein régime en gommant le moindre à coups et la moindre rugosité. Les accélérations sont franches et la réserve de puissance toujours suffisante mais Le Grizzly délivre ses watts sur un tapis de ouate…
Un comportement qui sied à merveille avec la partie-cycle onctueuse du Yamaha.


Un ours bien agile

Le Grizzly 550 propose une position de conduite plutôt « relax » avec un guidon haut perché et une selle moelleuse à souhait. En revanche l’espace à bord s’avère plutôt réduit avec une assise courte et des marche-pieds qui accepteront difficilement la présence d’un passager. Dès les premiers mètres, le Japonais nous étonne toujours par sa facilité d’utilisation. La puissance se dose au millimètre et le train avant se dirige d’un simple regard.  A haute vitesse, la direction devient un peu plus floue et donne l’impression de flotter légèrement au-dessus de la piste. La faute aux amortisseurs très souples qui ont tendance à s’écraser à l’accélération ou en pleine charge. Une fois le phénomène appréhendé, le Yamaha délivre son réel potentiel en se montrant bien plus joueur qu’il n’y paraît. Le monocylindre pousse aussi fort qu’il allonge et le châssis permet quelques excentricités. En effet, malgré une certaine mollesse générale, les suspensions ne s’avèrent pas trop sujettes au roulement. Il ne faut cependant ne pas perdre de vue que le Yamaha reste avant tout un randonneur.
En trial, la machine profite une nouvelle fois de son excellent châssis qui offre au quad un maximum de contact au sol. Le mode quatre roues motrices associé au blocage de différentiel permet de se sortir des situations les plus critiques. Seul bémol, l’étroitesse de la machine peut mettre son pilote en défaut à l’attaque de zones délicates ou de certains dévers. Il conviendra alors d’abuser des déplacements latéraux du corps pour compenser cette lacune.
Imperceptible à vive allure, l’absence de direction assistée se ressent uniquement lors de certaines manœuvres à basse vitesse…Et encore... En effet, le Grizzly fait preuve d’une agilité déconcertante et il n’y a guère que les les habitués de l’autre modèle qui pourront trouver quelque chose à redire. Pour preuve, David M. notre mannequin d’un jour et vierge de tout roulage sur des quads Yamaha s’est amusé comme un fou au guidon du 550 sans ressentir la moindre fatigue. Finalement, avant de concurrencer les marques « middle cost », cette version pourrait surtout cannibaliser les ventes de son frangin plus cher d’un bon millier d’euros à l’achat.
Conclusion
Si la direction assistée apporte un confort indéniable et permet aux personnes les moins sportives de s’adonner aux joies du quad sans fatigue, elle n’est en aucun cas indispensable sur une machine aussi agile et facile que le Grizzly 550. Grâce à cette pirouette technique, Yamaha replace son quad à un tarif compétitif pour le segment tout en conservant les qualités intrinsèques de sa machine. Bien joué.
Moteur brillant
Confort haut de gamme
Maniabilité
Duo
Voies étroites
Moteur :
Partie-cycle :
Esthetique :
Equipement :
8/10
8/10
7/10
8/10


Vitesse maxi :


nc
Note Finale :   7,8/10
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