Autres: Motor Infos TV - La WebTV motorisée | Moto Technologie | | |
Comparateur
 
Dossier
> Home | Dossier | Évènement / Salon | La rédaction s’éclate en Tunisie avec Polaris Destination
mis en ligne le : samedi 19 décembre 2009

La rédaction s’éclate en Tunisie avec Polaris Destination

Texte : David | Photos : Gwendal, David
Pour clore l’année en beauté, la rédaction de quad-infos.com est partie s’éclater sous le soleil de Tunisie en participant au raid Polaris Destination Off Road Aventure. Une expérience unique qui a littéralement conquis l’ensemble de l’équipe. Récit fleuve et explications de cette aventure pas tout à fait comme les autres.
En novembre dernier, Didier MEYER responsable du groupe Roadmedia (comprenant quad-infos) me contacte afin de recueillir mon avis concernant la traditionnelle sortie de fin d’année de la rédaction. Je lui suggère alors de participer à la randonnée Tunisienne Off Road Aventure proposée par l’agence Polaris destination. Une occasion parfaite pour décompresser et tester les prestations de ce marchand d’évasion.

Jour 1 arrivée:
Le départ depuis l’aéroport d’Orly est prévu pour 12H00. Toute l’équipe est présente sauf l’instigateur de la sortie. En effet, quelques jours avant le départ, Didier s’est privé de désert tout seul alors qu’il s’entraînait à la glisse sur un tapis de feuilles mortes.
C’est donc au nombre à huit que nous embarquons dans l’avion pour deux heures de vol jusqu’à Tozeur (ville de 70000 habitants située au sud de la Tunisie). Dès notre arrivée sur le tarmac de l’aéroport, le choc thermique est saisissant avec un différentiel de températures avoisinant les 25 degrés en comparaison de notre bonne vieille capitale.
Deux 4x4 sont affrétés rien que pour nous afin de rejoindre l’hôtel situé deux heures de route plus loin dans la ville de Douz. Malgré un trajet légèrement soporifique, la traversée de l’immense lac salé Chott El Jeric suffit à garder tous nos sens en éveil.
Nous arrivons enfin à l’hôtel quatre étoiles El Mouradi. Le contraste entre la ville plus que modeste et la luxuriance du bâtiment est saisissante. Sols en marbre, piscine extérieure et intérieure, hauteur de plafond vertigineuse, billard, végétations abondantes, chambres de haut standing… Face à tant de d’élégance, il est bien difficile de faire la fine bouche. Bouche qui n’appréciera que moyennement le restaurant self-service à la qualité franchement décevante pour un hôtel de ce standing.
Mais il se fait déjà tard et demain nous attaquons notre première journée de roulage.

Jour 2 matinée :
Pour cette première journée de roulage, le rendez-vous est fixé à 9h00 aux portes du désert. Pas de panique, l’entrée du bac à sable pour adulte se situe à cinq minutes de l’hôtel. Alignés comme à la parade, nous découvrons les fidèles destriers qui nous accompagnerons tout au long de ce périple. Il s’agit de Polaris Scrambler 500 reconnus pour leur fiabilité, leur polyvalence et leurs performances très honnêtes. Le responsable de l’expédition Belgacem CHIBANI nous accueille avec une chaleur aussi intense que le soleil tunisien. Il nous explique le programme qui nous attend et réceptionne les chèques de caution. Ici, chacun est responsable de son quad et si les avaries techniques sont à la charge de l’organisateur, la casse liée à une mauvaise utilisation du matériel reste imputable au client. Les deux guides qui encadrent l’expédition nous expliquent les rudiments du pilotage en quad. Avec leur chech en guise de couvre-chef et leurs chaussons comme seule protection, je me sens comme un extra terrestre affublé de mon équipement tout-terrain et de mes bottes de cross… Notez que l’organisation prête l’équipement nécessaire pour les personnes qui ne possèdent pas de casque par exemple ou qui ne veulent pas s’encombrer de leur propre heaume pendant le séjour.
La première heure est consacrée à l’apprentissage de la technique pour bien aborder les dunes. Totalement béotien dans la pratique du quad, François notre responsable publicité s’élance puis s’enlise. Quelques minutes plus tard, il nous gratifie d’un superbe front flip sur la crête d’une dune. En effet, il est important de savoir que derrière chaque dune, se cache forcément une descente très à pic. Dans un premier temps échaudé par ce début de raid chaotique, François ne commettra plus aucune erreur par la suite. Preuve en est que malgré la technicité du parcours, tout le monde peut participer à ce type d’aventure.
Passé l’étape d’initiation, tout s’enchaîne très vite. Les dunes s’avalent les unes après les autres et la ville disparaît petit à petit de notre ligne d’horizon. La sensation d’abandon est alors totale et le plaisir prend définitivement le pas sur l’appréhension.

Jour 2 après midi
Peu avant midi, nous traversons un erg qui mène au point de ravitaillement. Le rythme s’accélère et Charles, responsable du pôle web, tente un dépassement « steeve wonderesque » sans aucune visibilité sur Thomas le rédacteur en chef du magazine CITY Z…La manœuvre se solde inévitablement par un magnifique superman no hand saut carpé roulé boulé. Conscient de son erreur Charles roulera plus « safe » par la suite tout en gardant une très belle cadence. Car devant, trois hommes se détachent du lot dès qu’il s’agit de dégoupiller. Denis responsable des essais motos, Gwendal rédacteur en chef de Génération 125 et moi-même rédacteur en chef de quad-infos.com.  Notre concentration est à son maximum car nous jouons ici la place du pilote le plus complet du séjour ( un titre purement officieux qui ne met en jeu que notre propre…amour propre).
Nous apprécions d’ailleurs le fait que les guides s’adaptent au niveau de chacun. L’ouvreur accélère la cadence pour les pilotes les plus expérimentés et le deuxième guide temporise pour les participants au rythme plus tranquille.
La pause déjeuner s’effectue dans un petit restaurant planté au beau milieu du désert. A peine le café avalé qu’une bonne partie de l’équipe entame déjà une sieste réparatrice. Car ne vous y trompez pas,  sous un aspect convivial, le raid Polaris nécessite pas mal de ressources physiques et nerveuses.
Notez que plusieurs niveaux de difficultés sont proposés au catalogue selon votre expérience.
Mais il est temps de repartir et la digestion s’annonce mouvementée au guidon de nos Polaris Scrambler. C’est d’ailleurs le plat de résistance de la journée qui nous attend avec la traversée d’une chaîne de dune interminable et de plus en plus haute. Tout aussi immense que ce cordon de sable, notre plaisir atteint définitivement son apogée lorsque le soleil s’enfonce lentement en plein cœur du Sahara. Le flash des appareils photos crépitent pour immortaliser ce spectacle digne des plus belles cartes postales. La nuit tombe… il est désormais temps de rejoindre le bivouac.

Jour 2 bivouac
Du thé chaud et un grand feu de camp nous attendent pour réchauffer nos corps refroidis par la fatigue et la chute brutale des températures. Le dîner traditionnel se compose d’une soupe succulente et d’un couscous tout aussi goûteux. La notion du temps s’efface face à la clarté de la voûte étoilée et c’est dès 21h30 que nous rejoignons les cabanes en bois qui nous servirons d’abri pendant la nuit. Chacun adopte alors sa propre technique pour lutter contre le froid ambiant. Mention spéciale à David notre maquettiste qui arbore un magnifique bonnet façon Jean Claude DUSSE de la grande époque des bronzés.
Finalement, les bras de Morphée nous enlacent les uns après les autres et seul le rythme des ronflements vient rompre le silence crépusculaire. Malgré cela et malgré certaines odeurs persistantes (mes bottes de cross acceptent mal la chaleur je n’ypeux rien !), les nuits sont largement supportables avec un bon duvet…  En revanche, la douche glacée du matin l’est beaucoup moins.
Un consortium tacite est d’ailleurs mis en place entre tous les participants pour accepter de ne pas se laver tout au long de ces trois jours. Seul Thomas brisera notre coalition. Son hygiène irréprochable, sa trousse de soins digne d’une pharmacie et ses conseils santé avisés lui vaudront même le surnom de Docteur Thomas Groussin. En parlant d’hygiène, nous avons unanimement apprécié la propreté irréprochable des sanitaires.

Jour 3 oasis is good
Au petit-déjeuner, nous profitons de l’excellent pain local préparé à même le sable dans les braises du feu de camp.
Cette deuxième journée démarre sur les chapeaux de roues en direction de l’Oasis de Ksar Ghilane. Après une heure de franchissements de dunes, nous attaquons le premier morceau de bravoure de l’aventure. Une descente vertigineuse qui se révèle plus impressionnante que réellement technique. Quelques minutes plus tard, un mur se dresse devant nos quads. Le guide s’élance, Denis lui emboîte le pas (on se demande d’ailleurs si une barre de traction n’est pas reliée entre les deux quads depuis le début du périple…) et arrive en haut de la difficulté. Derrière eux, c’est un véritable champ de bataille sponsorisé par Jardiland. Toute l’équipe est plantée et cherche de concert une issue pour se tirer de ce mauvais pas. Free rider dans l’âme et prétendant au titre de la mauvaise foi (je ne jardine pas Môsieur, je créé ma trace…je ne suis pas planté Môsieur je teste l’adhérence) Gwendal prend sa propre trajectoire et parvient à atteindre le sommet. Bravo à lui et honte à moi. Je viens de perdre la challenge du pilote le plus complet de l’aventure.
Le rythme s’accélère et nous perdons David notre maquettiste. Sa courroie vient de céder et c’est en un temps record que le guide remplace la pièce défectueuse. Profitons de cet interlude mécanique pour saluer la fiabilité générale des Polaris Scrambler 500 et l’efficacité de nos deux accompagnateurs.
Nous parvenons enfin jusqu’à l’Oasis de Ksar Ghilane qui accueille en son sein une source d’eau chaude où la baignade est autorisée.
Le retour vers le bivouac s’effectue à contre jour et ce petit détail change totalement la donne.  Chaque amorce de dunes se fait à l’aveugle, il est donc nécessaire de ne pas lâcher des yeux les empreintes du quad laissées par votre guide.

Jour 4 :
La dernière journée est la plus courte mais également la plus intense. Les dunes cèdent leur place à une large piste qui permet de faire respirer les moteurs. Dans cette situation, il est important de rester fidèle à son couloir car des « congères » de sable parsèment le sol de chaque côté de la piste. Un énorme coup de raquette digne d’un service de Rafael NADAL me rappelle subitement à l’ordre. Ca m’apprendra à vouloir suivre le rythme effréné de Gwendal toujours aussi à l’aise un guidon entre les mains. Derrière nous, le désert s’éloigne à vitesse grand V et la poussière se fait de plus en plus présente. Les derniers kilomètres s’effectuent d’ailleurs dans une totale opacité.

C’est donc sur un rythme de sénateurs que nous rejoignons la ville de Douz. Le retour à la civilisation est brutal… Presque dérangeant. Pendant 3 jours, le raid vous coupe vraiment de votre réalité et de tous vos tracas quotidiens. Les paysages sublimes que vous traversez et la concentration requise  pour aborder les difficultés occultent tout le reste. Cette aventure est également une incroyable expérience humaine qui oscille sans cesse entre solitude absolue et joie de vivre en communauté. Cette randonnée est surtout un formidable prétexte aux échanges culturels où une simple conversation et le partage d’un repas sans prétention font oublier un instant la société de surconsommation qui nous attend de l’autre côté de la mer.
A faire…et à refaire.


Formalités :
Territoire : Le désert du sud tunisien entre Douz et Ksar Ghilane.
Climat : Dans le désertfroid la nuit (+2 à +5 °C)
chaud dans la journée jusqu'à 35 °C en début et fin de saison octobre et avril. Hébergement : Hôtel 4 * à Douz, campement de tentes traditionnel en bivouac au coeur des dunes avec sanitaires et eau disponibles.
Nourriture : Restaurants et repas préparés au bivouac. Déjeuner pique-nique. La cuisine tunisienne peut être épicée surtout dans le désert Saharien.
Bagages : Sur le quad, vous ne transportez qu'un petit sac d'affaires personnelles. Vos bagages suivent dans le 4x4 d'assistance. Merci de limiter vos bagages à un sac souple de 10 kg. Possibilité de laisser des affaires à Douz.
Encadrement / sécurité : 1 ou 2 guides selon le nombre de quadeurs dans le groupe.
4X4 d'assistance pouvant transporter des accompagnants et 1 mécanicien. Port du casque obligatoire.
Formalités : Age minimum 18 ans (16 ans avec présence des parents). Pas de permis pour les circuits quads accompagnés. Passeport en cours de validité.
Machines : SCRAMBLER 4x4 500 CC
Tarif : à partir de 750 euros par personnes

www.polarisdestination.com

Conclusion
Retrouvez toutes les anecdotes de cette aventure au travers des 50 photos commentées de notre visionneuse et grâce à notre vidéo exclusive.
Réaction(s) (2)
1 | écrit le samedi 19 décembre 2009 à 18h01 par Bobo
ca donne envie...
2 | écrit le dimanche 20 décembre 2009 à 08h59 par lonbago
Vous embauchez à la rédaction?
Réagir sur ce dossier :
Pseudo :

Email : (ne sera pas affiché sur le site, mais un mail de validation vous sera envoyé)

Votre commentaire :

Smiley: :evilgrin: :waii: :unhappy: :tongue: :surprised: :smile: :happy: :wink:
Recopiez le code ci-contre (chiffres uniquement):
Occasions quad
Boutique
.: Tags :.
Partenaires
115 visiteurs actuellement sur le site.